Combien d’heures par jour faudra-t-il sacrifier cette année pour ne pas finir noyé sous les fiches de révision ? À Besançon, comme ailleurs, le passage en première année de santé - PASS ou LAS - n’est pas une simple étape universitaire. C’est une mue. Il faut apprendre à travailler autrement, à gérer son stress, à organiser un emploi du temps surchargé. Et surtout, anticiper. Parce que ceux qui réussissent ne sont pas toujours les plus brillants, mais souvent ceux qui ont commencé à se préparer avant même la rentrée.
Anticiper les bases scientifiques dès le lycée
La transition entre le lycée et l’université en santé est brutale. Soudain, des matières comme la biochimie, la biologie cellulaire ou les biostatistiques, qu’on a à peine effleurées en Terminale, deviennent centrales. Sans prérequis solides, on risque de perdre pied dès les premières semaines. Il n’est pourtant pas question de faire un bac scientifique sur stéroïdes, mais plutôt de poser les bonnes bases en amont. C’est là qu’une préparation aux études de médecine prend tout son sens. Elle permet de découvrir les grandes notions scientifiques dans un cadre pédagogique adapté, sans pression excessive.
Maîtriser les prérequis de biochimie et biostatistiques
En biochimie, par exemple, comprendre la structure des acides aminés ou le fonctionnement des enzymes n’est pas inné. Une initiation progressive, avec des schémas clairs et des applications concrètes, facilite ensuite l’assimilation du volume énorme du programme du PASS. Il en va de même pour les biostatistiques, souvent perçues comme un piège. Apprendre à interpréter un test de Student ou un intervalle de confiance dès la Terminale, c’est enlever un poids énorme à la rentrée.
La méthode de travail : le socle de la réussite
Le volume n’est rien sans la méthode. Ce n’est pas parce qu’on a réussi au lycée en révisant la veille que cela marchera ici. Le rythme est soutenu : QCM hebdomadaires, concours blancs, fiches à produire soi-même. Les étudiants les plus efficaces sont ceux qui ont appris à organiser leur temps, à alterner les matières, à utiliser des outils comme les fiches interactives ou les vidéos pédagogiques. Les méthodes d'apprentissage doivent être ajustées à la masse d’information à traiter - et ce, dès le départ.
S'entourer d'un cadre propice à l'apprentissage intensif
Apprendre en continu, c’est aussi savoir se mettre dans les meilleures conditions. Travailler sur un coin de table en bruit permanent, ce n’est pas viable sur le long terme. L’environnement de révision joue un rôle crucial dans la concentration, la mémorisation et, surtout, la santé mentale.
L'importance du tutorat et du parrainage
Le sentiment d’isolement est l’un des principaux freins à la réussite académique. Savoir qu’on n’est pas seul, qu’un étudiant en deuxième année peut répondre à une question de dernière minute ou offrir un conseil sur un module précis, fait toute la différence. Un système de tutorat ou de parrainage permet de bénéficier de retours concrets, de stratégies éprouvées, et parfois, d’un simple encouragement au bon moment.
Optimiser son environnement de révision
Des locaux accessibles de 7h à 23h, avec un bon Wi-Fi, des espaces calmes et quelques zones de détente, ce n’est pas un luxe. C’est un levier pédagogique. Certains étudiants passent jusqu’à dix heures par jour en révision. Il faut pouvoir alterner travail intense et pauses courtes, changer de pièce pour changer de rythme. Un cadre stable et bien pensé permet de maintenir la motivation sur la durée, sans se perdre dans les imprévus du quotidien.
Choisir sa voie : PASS ou LAS à Besançon
À Besançon, comme dans la plupart des universités françaises, deux chemins mènent à la deuxième année des études de santé : le PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) et la LAS (Licence Accès Santé). Le choix dépend du profil, des préférences et du projet académique.
Comprendre les différences structurelles
Le PASS est un cursus intégré : environ 60 % des enseignements sont dédiés aux disciplines médicales, et 40 % à une majeure dite "non-santé" (comme la biologie, la chimie ou la psychologie). En LAS, c’est l’inverse : l’étudiant suit une licence classique à 80 %, avec un volet santé complémentaire de 20 %. L’avantage du LAS ? Une seconde chance plus accessible en cas d’échec en première année de licence. Le PASS, lui, offre une immersion plus forte dès le départ.
| 🔍 Type de parcours | 📚 Volume horaire santé | 🔁 Seconde chance | 🎯 Profil ciblé |
|---|---|---|---|
| PASS | ~60 % | Accès limité à certaines filières non-santé | Étudiants très orientés santé, prêts à s’investir pleinement |
| LAS | ~20 % | Accès direct en 2ᵉ année santé si réussite en licence | Étudiants souhaitant une porte de sortie en cas d’échec |
Les leviers pour financer ses études de santé
La préparation aux études de santé, surtout en structure externe, représente un investissement. Mais plusieurs leviers permettent d’alléger la charge financière sans compromettre la qualité de l’accompagnement.
- 💶 Bourses d’excellence : certaines prépas proposent des aides pouvant couvrir jusqu’à 75 % des frais de formation, sur critères académiques
- 📅 Échéanciers de paiement : des solutions de paiement échelonné permettent de répartir les coûts sur plusieurs mois
- 📍 Aides régionales : dans certaines zones, des dispositifs régionaux soutiennent les futurs professionnels de santé, notamment dans les territoires sous-dotés
L’important est d’anticiper. Les dossiers de bourse ou d’aide financière doivent souvent être déposés plusieurs mois avant la rentrée. Un accompagnement personnalisé peut aider à identifier les dispositifs adaptés à chaque situation.
Questions courantes
Quel est le matériel informatique recommandé pour suivre les replays et QCM à Besançon ?
Un ordinateur portable ou une tablette avec une bonne autonomie et un écran lisible est idéal pour consulter les replays de cours et s’entraîner aux QCM chronométrés. Une connexion stable est indispensable, surtout pendant les examens blancs en ligne.
Existe-t-il des clauses contractuelles en cas d'abandon précoce en cours d'année ?
Oui, la plupart des préparations proposent des conditions de résiliation encadrées. Elles prévoient généralement un remboursement partiel ou la conservation des cours déjà suivis, selon le moment de l’abandon dans l’année.
À quel moment de l'année faut-il initier les demandes de bourses pour une prépa ?
Les démarches doivent être lancées tôt, idéalement entre avril et mai, pour bénéficier des délais de traitement. Certains dispositifs ont des dates limites fixes, souvent avant la fin de l’année universitaire.